Burundi- INSBU: L’inflation atteint 40%

Burundi- INSBU: L’inflation atteint 40%

L’Institut National de la Statistique du Burundi (INSBU) a annoncé que le taux de l’inflation est passé à 40,9% en mars 2025. Les prix élevés des produits alimentaires, de l’energie et du carburant ont été cités parmi les causes majeures de cette inflation jugée inquiétante.

Selon le rapport publié par l’Institut National de la Statistique du Burundi (INSBU), ce taux d’inflation alarmant est en grande partie dû à la hausse des prix des produits alimentaires, et ceux du carburant, de l’energie et autres combustibles.

Du côté des produits alimentaires l’inflation est évaluée à 40,1 %, suite à la flambée des prix. La hausse du prix du riz (38,3%), les fruits (78,9 %) et l’huile de palme (60,3%) ont été mentionnés comme les principales causes de cette flambée des prix pour les produits alimentaires.

Du côté des produits alimentaires l’inflation est évaluée à 40,1 %, suite à la flambée des prix.

Le même rapport de l’Institut National de la Statistique du Burundi a indiqué que le secteur de l’énergie, du carburant et autres combustibles a connu une inflation de 23,6% en mars 2025. L’augmentation des prix des loyers effectifs (224,1%), les carburants et les lubrifiants ainsi que les combustibles (28,6%) ont été cités.

Outre les produits alimentaires et l’énergie, les produits frais et l’énergie hors du carburant ont connu une inflation de 49,6%.

Selon le Fonds Monétaire International (FMI), cette hausse des prix au Burundi est attribuée à la croissance rapide de la masse monétaire et à la poursuite du financement monétaire du déficit budgétaire. L’Etat fait appel à la Banque centrale pour créer de la monnaie et financer ses dépenses, lorsque elles sont supérieures à ses recettes. Ce qui augmente ainsi la masse monétaire en circulation.

Actuellement, le Burundi est frappé par une sévère pénurie de tous les produits importés, suite à une monnaie en chute. La Banque centrale du Burundi (BRB) utilise la planche à billets pour financer son déficit.

Le Fonds Monétaire International a recommandé au Burundi de mettre en œuvre des réformes fiscales, monétaires et structurelles, afin de contenir l’inflation et de stabiliser l’économie.

Ufitinema Aime Gerard

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *