Santé : Bientôt 3 vaccins contre Ebola
Ces 3 vaccins sont développés par l’Initiative internationale pour un vaccin contre le sida (IAVI), l’Université d’Oxford et la société Moderna. Cette dernière produit déjà des médicaments et des vaccins. C’est en collaboration avec l’organisation internationale CEPI, qui se concentre sur la préparation aux épidémies.
Cette organisation a octroyé plus de 60 millions de dollars américains de financement pour accélérer la recherche et les essais cliniques.
Selon les chercheurs, un vaccin est déjà disponible contre la souche Zaïre d’Ebola, mais aucun n’a été mis au point contre la souche Bundibugyo, qui sévit actuellement en RDC et en Ouganda. Un travail considérable reste donc à accomplir pour développer un nouveau vaccin.

L’IAVI développe un vaccin basé sur une technologie utilisée pour un autre vaccin contre Ebola qu’elle avait précédemment mis au point. Cependant les travaux sont encore à un stade préliminaire. On prévoit que les essais cliniques de ce vaccin prendront entre six et neuf mois.
De son côté, Moderna utilise la technologie de l’ARNm, largement employée pour le développement d’un vaccin contre la Covid-19, mais la date de disponibilité de son vaccin est inconnue.
Par ailleurs, l’Université d’Oxford développe un vaccin dont les essais cliniques devraient débuter dans les deux à trois prochains mois.
Le Dr Richard Hatchett, directeur général de la Coalition pour les innovations en matière de préparations pour les épidémies (CEPI), a déclaré que le développement du vaccin contre Ebola devait être accéléré, la propagation continue de la maladie constituant un défi majeur.

’’ Face à la propagation rapide du virus Ebola et à l’absence de vaccin homologué, chaque jour compte dans la lutte contre cette épidémie’’, a-t-il insisté.
Pour sa part, le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus a affirmé que la disponibilité de ces vaccins jouerait un rôle déterminant pour enrayer cette épidémie et se préparer aux futures.
Le patron de l’OMS a souligné toutefois que, dans l’attente des vaccins, d’autres mesures préventives restent indispensables pour freiner la propagation de l’épidémie et limiter le nombre de personnes touchées.

L’épidémie d’Ebola, souche Bundibugyo, a fait près de 250 morts et contaminé plus de 1 000 personnes.
Apparue pour la première fois en RDC en avril 2026, l’épidémie n’a été confirmée par le pays que le 15 mai 2026, dans la province d’Ituri.
Selon les experts de la santé, cette pandémie pourrait être l’une des plus graves, car elle a commencé à se propager dans des zones précaires, ce qui complique son traitement et sa prévention.